"Quand le cerveau se disloque et étale ses miettes à table, il y a ceux qui passent leur vie à recoller les morceaux à coup d'alcool et d'anti-dépresseurs, ceux qui font comme si, et moi qui fait comme ça. Une frénésie neptunienne pour nettoyer le chaos, à la Duras un peu, si peu, grand maître des mots, tellement subtile et regrettée. Un mouvement de clavier pour dissuader un mot, pourquoi ce mot d'ailleurs et pas un autre? parce qu'il vient de loin, sinuant le moi puis fissurant la persona. Une écaille dans le temps, grande ouverte sur la nécessaire petite mort, par opposition à la grande.

Un coup d'éponge et toc, c'est place nette. La répétition de la miette, comme un toc de propreté au fin fond de la cérébralité. Je me souviens avoir enfin aimé l'imperfection, laissé trainer mes miettes sur la table sans l'absolu coup d'éponge, tellement impératif. Et alors?"